Un matin en prison
Je suis la vitre sale où passent les orages
L'ordure crépitant avec un bruit mouillé
Dans le feu que tu donnes ô rêve d'être sage
Tu es loin derrière moi dans la nuit du passé
Je me tords sur la braise étrange liberté
Tu aimes qu'on se perde pour mieux se trouver
Un monde tout en moi qui me suis effacé
Laisse-moi m'échapper
J'aimerais tant savoir qui jeta ce filet
Où je me pris enfant que tu viens déchirer
François Sureau, SANS BRUIT SANS TRACE, nrf Gallimard
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mardi 1 janvier 2013
lundi 31 décembre 2012
François Sureau (1)
Un soir en prison
Un Breton sans mémoire harassé dans un port
Le canope aux serpents qui s'éveille d'abord
La colline juteuse aux fruits de fer et d'or
Le sol qui refuse l'homme et se tord
Le matin de ta grâce pour notre âme qui dort
Je vois le Pacifique et les maisons Tudor
Il s'en faudrait de peu que nous croyions aux sorts
La banque et le veau d'or
Les parlements d'accord
Les États de la mort
Mais je vois le trésor
Il n'y a pas d'île au nord
C'est ta voix qui m'endort
François Sureau, SANS BRUIT SANS TRACE, nrf Gallimard
Un Breton sans mémoire harassé dans un port
Le canope aux serpents qui s'éveille d'abord
La colline juteuse aux fruits de fer et d'or
Le sol qui refuse l'homme et se tord
Le matin de ta grâce pour notre âme qui dort
Je vois le Pacifique et les maisons Tudor
Il s'en faudrait de peu que nous croyions aux sorts
La banque et le veau d'or
Les parlements d'accord
Les États de la mort
Mais je vois le trésor
Il n'y a pas d'île au nord
C'est ta voix qui m'endort
François Sureau, SANS BRUIT SANS TRACE, nrf Gallimard
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